Renoncer au matérialisme en Islam "Valeur et vertu"

  • | Wednesday, 31 October, 2018
Renoncer au matérialisme en Islam "Valeur et vertu"

     Amasser de grandes richesses et de grosses fortunes et acquérir beaucoup de biens n’est favorisé en Islam qu’au cas d’en dépenser pour l’amour d’Allah. Cela revient à dire que l’Islam ne tient pas l’acquisition des biens pour crime et ne considère point l’amas de l’argent comme un péché. Mais, il met les gens en garde contre la préoccupation des vanités de l’Ici-bas. On parle ici d’un principe soutenu et prôné par l’Islam. Cette vertu rend nécessairement les gens spirituels et non pas charnels.
A dire donc que l’acquisition de l’argent peut être une arme à double lame. Autrement dit, on peut acquérir l’argent d’une voie licite ou illicite et s’en servir dans le Bien ou dans le Mal. Voici pourquoi, l’argent peut être la source du bonheur ou du malheur. Cela peut dépendre des voies desquelles il sera acquis et dans lesquelles il sera dépensé. Allah, Exalté soit-Il, dit : «Vos efforts sont divergents. Celui qui donne, qui craint Dieu et qui ajoute foi à la plus belle récompense, Nous lui faciliterons la voie au plus grand bonheur. Quant à celui qui est avare, qui se dispense de Dieu et qui traite de mensonge la plus belle récompense, Nous lui faciliterons la voie au plus grand malheur. Ses richesses ne lui serviront plus à rien quand il sera jeté au Feu», «Sourate la Nuit : versets 4 à 11.»
Acquérir de l’argent et soutenir les pauvres et les nécessiteux ne s’oppose donc pas au renoncement au matérialisme. Ce qui importe alors, c’est de ne pas devenir l’esclave de l’argent. En ce sens, le Coran cite : « Quant à celui à qui on aura remis son registre en sa main droite, il dira : ‹Tenez ! Lisez mon registre. J’étais sûr d’y trouver mon compte›. Il jouira d’une vie agréable : dans un Jardin haut placé dont les fruits sont à portée de main. ‹Mangez et buvez agréablement pour ce que vous avez avancé dans les jours passés›. Quant à celui à qui on aura remis son registre en sa main gauche, il dira : ‹Hélas pour moi ! J’aurai souhaité qu’on ne m’ait pas remis mon registre, et ne pas avoir connu mon compte... Hélas, comme j’aurais souhaité que ma première mort fût définitive. Ma fortune ne m’a servi à rien. Mon autorité est anéantie et m’a quitté !›. ‹Saisissez-le ! Puis, mettez-lui un carcan ; ensuite, brûlez-le dans la Fournaise ; puis, liez-le avec une chaîne de soixante-dix coudées, car il ne croyait pas en Dieu, le Très Grand, et n’incitait pas à nourrir le pauvre», «Sourate l’Avérée : versets 19 à 34.»
Le regard porté par l’Islam sur l’argent et la grosse fortune est tellement juste et sain puisqu’il ordonne aux gens de ne pas se tromper des vanités et des orgueils de la vie mondaine.
La piété ou la crainte d’Allah représente, pensons-nous, la clé du Bien et du bonheur. Ce sont les détenteurs de cette clé qui sont des vrais riches et qui méritent l’éloge. Quant à ceux qui en sont dépourvus, ils ne sont que des hommes charnels.  

 

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