Des manifestations de la victoire lors de l’Hégire (l’émigration) du Prophète Muhammad (Paix et Bénédictions d’Allah soient sur lui)

Par/ Moubarak Hussein Yousouf

  • | Wednesday, 25 June, 2025
Des manifestations de la victoire lors de l’Hégire (l’émigration) du Prophète Muhammad (Paix et Bénédictions d’Allah soient sur lui)

     Le Prophète Muhammad (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) quitta La Mecque en cachette, à l’abri de la puissance écrasante des Quraychites. Lui et ses compagnons quittèrent leurs maisons, leurs biens et leurs possessions. Pourtant, Allah le Tout-Puissant a qualifié cette sortie de victoire, disant : « Si vous refusez de soutenir le Messager, sachez qu’Allah lui a apporté le Sien lorsque, forcé par les impies à l’exil avec son compagnon, il dit à celui-ci dans la grotte où les deux hommes avaient trouvé refuge : “Ne t’afflige pas, Allah est avec nous !” [Sourate At-Tawbah : 40]

Comment cette sortie, effectuée de cette manière, peut-elle être une victoire ?

L’Hégire fut un salut face à une mort certaine, car Quraysh avait pris la décision d’anéantir cette jeune prédication ainsi que ses adeptes. Le Prophète Muḥammad (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) n’avait alors que deux options :

Première option : rester à La Mecque, où les Quraychites les auraient traqués un par un jusqu’à leur disparition totale, les emportant comme un ouragan qui dessèche les troncs de palmiers. Il est important ici de rappeler un point souvent négligé : ce sort était inévitable s’ils étaient restés à La Mecque, et ce, pour deux raisons :

Premièrement, le déséquilibre flagrant. Les Quraychites possédaient tous les attributs de la puissance matérielle terrestre : le nombre, l’équipement, l’influence, le pouvoir et l’information. Les compagnons du Prophète d’Allah n’avaient rien de tout cela : ni nombre, ni équipement, ni information, ni pouvoir, ni richesse. Une confrontation aurait été une décision suicidaire.

Deuxième raison : les musulmans étaient interdits de jihad à La Mecque. Ils n’avaient pas encore reçu l’ordre de combattre, même pour se défendre. C’était la phase durant laquelle Allah, le Tout-Puissant, a dit :

« N’as-tu pas vu ceux auxquels on a dit : “Retenez vos mains, accomplissez la prière et acquittez la Zakat !” » [Sourate An-Nisā’: 77]. Ce n’est qu’après qu’Allah leur a légiféré le jihad, en disant : « Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués de se défendre – parce que vraiment ils ont été lésés ; et certes Allah est tout à fait Capable de les secourir. Ceux qui ont été expulsés de leurs maisons sans aucune raison valable... » [Sourate Al-Hajj : versets 39-40]. Il a également dit dans ce contexte : « Certes, celui qui patiente et pardonne, cela fait partie des bonnes résolutions. » [Sourate Ash-Shura : verset 43] ; tout en mettant l’accent sur la retenue, le fait de se détourner et de pardonner.

Deuxième option : Réfléchir à une solution qui permettrait de préserver cette force naissante et grandissante, loin du pouvoir oppressif, afin qu’elle puisse se renforcer et se développer jusqu’à ce que les forces s’équilibrent ou se rapprochent. Ce fut l’Hégire, où cette force fut préservée loin des zones d’influence des Quraychites, là-bas à Médine. C’est là que le Prophète, paix et bénédictions soient sur lui, avait déjà préparé le terrain avec les Ansar (les habitants de Médine), qui s’étaient engagés à le soutenir et à le protéger de tout ennemi qui les menacerait.

Le jour de l’Hégire ne fut qu’un jour de victoire et de gloire pour l’Islam. Comment pourrait-il en être autrement ? Ce fut le jour où le premier pas fut fait pour construire l’État islamique et où fut mise en œuvre la grande stratégie pour sauver la communauté des croyants. Le but était qu’elle grandisse et se fortifie pour devenir une jeunesse solide, capable d’ouvrir les cœurs, de récupérer le droit spolié, et d’enchaîner les victoires comme des vagues déferlantes, avec un élan puissant, une force irrésistible, une rapidité d’action, un dynamisme débordant, une impulsion jaillissante, et une générosité immense dans ses bienfaits et ses dons.

‘Umar Ibn Al-Khattab, (qu’Allah l’agréé) a perçu avec sa clairvoyance cette grande signification du jour de l’Hégire, c’est pourquoi il en a fait le début de l’histoire de l’Islam. Il n’est pas concevable que l’histoire des musulmans commence un jour où l’Islam aurait été vaincu.

Les Quraychites ont bien compris la signification de cette Hégire. Ils se sont donc réunis pour empêcher Le Prophète Muhammad (Paix et Bénédictions d’Allah soient sur lui) d’émigrer vers ses partisans, là où se trouvaient la force, la protection, la foi, le sacrifice, le dévouement et l’héroïsme, ainsi qu’une sincérité absolue envers la Da‘wah (l’appel à l’Islam). Ils savaient qu’ils seraient anéantis par les épées des Muhajiroun (émigrants) et des Ansar (partisans), broyés comme une meule broie le grain, si Muhammad les atteignait, s’emparait des rênes de leur commandement et consolidait le système de leur communauté puissante et redoutable par sa politique.

À cette période de l’histoire de la prédication, l’Islam exigeait que chacun de ses adeptes, ainsi que son premier homme, Muhammad (Paix et Bénédictions d’Allah soient sur lui), vive pour lui et se dévoue pour sa cause.

 

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